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Village alternatif 2000 - Histoire | ||
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LE VILLAGE ALTERNATIF : 10 ANS DEJA ! Depuis le premier concept de Village en 1991, où des associations se sont regroupées sous l’impulsion d’un groupe d’amis pour créer une entreprise communautaire de réflexion sur les enjeux et difficultés que notre société rencontre, à cette dixième édition, le Village a partagé ses interrogations et préoccupations à travers ces sujets: 1999 Cette année-là, le Village a permis une réflexion sur le rôle primordial que joue le monde associatif dans la formation de personnes qui militent et s’expriment sur les causes et les conséquences des problèmes de notre époque. Souvent, ce monde associatif est le lien social entre l'individu, la communauté et l'Etat. Il a un rôle d'éducateur, défendant des causes, et fait office de tremplin pour des personnes nécessitant un appui social. Comme la précarité est en pleine expansion, il est urgent de trouver des solutions pour faire face aux licenciements et à l’émergence de nouveaux pauvres venant de la débâcle de notre économie mondiale. Le monde associatif a toute sa place dans cette lutte contre l’exclusion. En effet, face à cette réalité, il doit créer une nouvelle chaîne de solidarité, entre la société civile, les partenaires sociaux comme avec ces propres membres, qui parfois aussi sont des exclus. 1998 L’idée générale était de lancer un débat sur le poids du monde associatif, aussi bien sur le plan politique que sur le plan économique. A-t-il encore un rôle? Est-il entendu par les instances politiques et par la population en général? Est-il uniquement considéré comme un quémandeur de subventions? Pour cette occasion, nous avons demandé à chaque organisation de faire une sorte de bilan du travail qu’elles ont fait et définir les moyens nécessaires pour atteindre leurs prochains objectifs. 1997 Il nous semblait important de faire le point sur l’histoire des hommes jalonnée de conflits. Pendant ces 50 dernières années, l’évolution de l’Europe, comme celle du monde, a surtout été marquée par la confrontation Est-Ouest. Si certaines guerres ont cessé, d’autres ont pris le relais et il fallait prendre le temps d’analyser les différentes causes de conflits à titre préventif. Il était par exemple intéressant de déterminer les causes: le manque d’eau, de nourriture, crise d’identité ou encore agressivité de l’individu. 1996 En partant de la Déclaration universelle des droits de l'homme de l’ONU, nous avions voulu ramener ce vaste sujet à notre échelle locale. En effet, les Droits populaires, qu'ils soient de Suisse ou d'un autre pays du globe, méritent une constante attention. Ils sont soumis tous les jours à rude épreuve par de fortes pressions populaires ou gouvernementales pour les modifier. Il faut rappeler que notre Constitution devait être modifiée en 1998, avec la volonté de réduire ses droits populaires. En effet, le nombre de signatures allait passer de 100'000 à 200'000 pour les initiatives et de 50'000 à 100'000 pour les référendums. En février 1996, le processus de consultation sur la nouvelle Constitution fédérale avait été achevé et il était primordial que la population suisse, les associations et les ONG participent à cette réflexion. Cette année-là, le Village a aussi mis en place la Fédération pour la promotion associative afin que les associations socio-thématiques ou socio-politiques soient mieux reconnues. 1995 Ce débat était suscité par la croissance du chômage. En effet, il était primordial de réfléchir sur la place du travail dans les sociétés modernes. Nous avions souligné que l’éthique devait se baser sur une éducation où la responsabilité de l’individu dans la société, sa solidarité avec les autres, le respect de l’application de ses propres convictions, son courage individuel à les revendiquer, de vouloir continuer, sont des valeurs à respecter. 1994 En choisissant ce sujet, différentes questions étaient venues à nos esprits, le système éducatif était-il dans une situation d’échec. Pourquoi et qui éduquer? Pour aller où? Pris quotidiennement dans la logique infernale de notre société, à savoir celle de l’opposition des gagnants et perdants, l’éducation, bâton témoin que nous nous passons entre générations, s’est adapté à cette logique et est devenu plus un outil de survie qu’un lieu de concertation. 1993 Après la remise en question de l’objectivité et du rôle de l’information avec les événements de la guerre du Golfe, de Somalie ou de Timisoara, nous avions montré que la communication, qui normalement devrait être un échange avait été oubliée au profit de grandes entreprises de commercialisation et de publicité qui musellent si bien des pays, en particulier ceux du Sud. Le développement de nos sociétés avait aussi été remis en question afin de démontrer, que malgré la conférence de Rio et ses résolutions minimales pas respectées, les plans de relance économique risquaient d'être conçus toujours à partir des mêmes mythes: production d'armement, conquête de l'espace, techno-communications. 1992 L’enjeu de cette année-là avait été basé sur trois événements majeurs: le marché Européen de 1993, les 500 ans de l’invasion des Amériques, et la Conférence sur l’environnement et sur le développement de Rio. Il a contribué à créer, à l’avance, une réflexion critique sur ces événements durant toute l’année. Le premier sujet, le marché Européen, est encore d’une actualité brûlante. 1991 Cette première année, nous avions suscité, au-delà des célébrations officielles du 700e anniversaire de la Confédération helvétique et de ses vernissages, parades et cocktails, des réflexions critiques sur l’identité de la Suisse. Nous avions montré notre volonté de voir le monde avec d’autres yeux et nous avions eu le courage d’en faire une réflexion critique et constructive du pays. |
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