- 1000 Sabords:
"Qui n'a jamais ressenti la puissance de la mer?"
Utiliser cette
force dans un projet éducatif, voilà ce que propose
1000 Sabords,
association sans but lucratif, fondée en mars 1997 par un
groupe d'amis autour de Jean-Claude Fleuret, homme passionné
à la fois d'éducation - 25 ans d'enseignement dans
les écoles genevoises - et de voile - marin de longue date
et d'expérience.
Vivre la mer
comme espace de formation, c'est mener à bon port un voilier
en jouant avec le vent, trouver sa position par les étoiles,
découvrir des modes de vie qui ont un autre rapport à
la nature, étudier les grands mammifères et les oiseaux
marins, communiquer ses découvertes par Internet à
ceux qui sont restés à terre. Ce sont encore bien
d'autres occasions d'enraciner ses apprentissages au coeur d'un
voyage hors de l'ordinaire.
Les acquisitions
d'ordre scolaire, comme les expériences de vie sont stimulées
grâce à des situations fortes où se mêlent
aventures concrètes et intérieures. Travailler sur
un bateau dans une équipe de jeunes avides de découvertes
exige solidarité et responsabilité personnelle, renforce
la personnalité et constitue un moteur d'évolution
dynamique, utile tant pour le court terme - réussite de l'année
scolaire qui n'est pas interrompue - que pour l'avenir des jeunes
mousses.
Le 27 septembre
2000, huit adolescents et adolescentes de 13 à 16 ans sont
ainsi partis pour un périple atlantique de huit mois sur
Drisar III, un ketch de 16m50 en acier, ancien bateau école
hollandais. Pour ce quatrième voyage, Jean-Claude Fleuret
est entouré de deux autres adultes. Des spécialistes
s'ajoutent selon les escales: volcanologue, biologiste, cétologue,
ornithologue et le retour est prévu pour mai 2001.
On peut suivre
le périple à l'adresse Internet: www.1000Sabords.ch;
ou chaque mois à la Radio suisse romande la Première
dans l'émission du samedi matin La Smala; ou encore grâce
au journal de l'expédition Boomerang.
Depuis sa création,
le projet a pu se concrétiser grâce aux efforts de
tous, skipper, accompagnants, parents, bénévoles,
amis.
L'association 1000
Sabords assure le suivi à terre et se mobilise pour que,
chaque année, l'aventure puisse être ouverte à
d'autres jeunes.
- L'Atelier
Vivant: "Oser s'écrire..."
L'Atelier
Vivant, pour faire suite à sa démarche de l'an
passé autour des mots et plus particulièrement de
la poésie (Dire avec les mots), souhaite présenter
ses dernières prérogatives. Il est d'ailleurs à
signaler que chaque travail d'édition "publié"
par l'Atelier
Vivant est entièrement conçu au sein de l'Association.
Et ceci de la composition (façonnage interne de l'ouvrage),
en passant par l'impression, jusqu'à la reliure. Sans oublier,
évidemment, les divers contacts avec les auteurs. Cela n'est
pas de tout repos comme on peut bien se l'imaginer. Cette année,
l'Atelier
Vivant, présentera une exposition, Oser s'écrire,
composée de Récits de Vie (dernières publications).
A voir également, un accrochage de peinture de différents
artistes, dont des peintures de Christian Péchot, qui fut
également poète-écrivain. Il séjourna
de nombreuses années en Suisse où il décéda,
avec sa femme et son fils, dans des circonstances tragiques. L'Atelier
Vivant prépare également une manifestation-souvenir
de cet auteur.
Il s'agira de réfléchir autour du thème Oser
s'écrire
à la valeur de l'écriture et
du "passé". Passé compris soit comme transmission
soit comme apprentissage. "Passé-Présent".
Pour fonctionner,
l'Atelier
Vivant a fait son choix. D'abord son problème avant ses
partenariats! A l'évidence avec certaines expériences
mieux vaut être seul que s'accompagner mal. A force d'être
utilisées, des associations, crèvent. On en connaît!
L'Atelier
Vivant prépare un dossier sur le sujet du bénévolat
depuis quelques temps déjà. Nous n'attendons pas certains
événements en quête de sujets.
En effet, nous effleurons, de par nos activités, constamment
la question du bénévolat. D'abord en tant qu'association
où les difficultés quotidiennes nous obligent à
une forme de bénévolat. Puisqu'il s'agit non pas d'heures
de travail mais de maintien en équilibre d'une structure
on ne peut plus modeste. Ensuite, il est évident qu'un artiste
se retrouve lui aussi confronté à ce problème,
puisqu'il ne pourra que rarement vivre de sa passion. Continuer
à échanger son travail malgré tout. C'est ce
que tente l'Atelier
Vivant, par ses expositions, entre autres. Le but est de créer
des animations et expositions itinérantes. Ainsi l'artiste
ou l'auteur peut se retrouver en face d'un public nécessaire
à son uvre. Quant aux Récits de Vie, l'intérêt
peut se situer bien en dehors du réseau économique.
Puisqu'il s'agit de transmettre ou de conserver la mémoire
et les expériences d'une vie. Alors être bénévole,
c'est peut-être juste exister avec l'autre. Mais sans structure
et sans dispositif bien précis, il est clair qu'on voit mal
le bénévole se situer et s'enrichir. Pour l'heure
et après moult sacrifices (sans bénévolat),
l'association s'est procuré un matériel de travail
qui à l'évidence fait quelques vagues. Pour cela et
être ce point de repère pour ces différents
personnages qui s'adonnent à leurs hobbies, par exemple,
l'écriture, l'Atelier
Vivant, se fait un honneur d'être un point décisif
pour aider une uvre à voir le jour. Ce qu'il manque
à notre association c'est souvent du côté psychologique
qu'il faudrait pouvoir assumer. A ce que nous sachions un psychothérapeute
n'est jamais bénévole. L'association aide des gens
fragiles et c'est souvent le cas
mais par pitié! L'hôpital,
c'est pas nous!
- Les envoyéEs
du DM-Echange et Mission: "Pour un volontariat "professionnel"
et solidaire".
L'exposition
présentée cette année au Salon du Livre par
le DM-Echange et
Mission cherche à mieux faire connaître son travail
au grand public; elle veut aussi transmettre "son" état
d'esprit.
Par une présentation précise du contenu de son mandat,
de la diversité de ses activités, et par la mise en
valeur du travail de ses envoyéEs, le DM-Echange
et Mission a misé sur un concept esthétique et
didactique.
En effet, le stand privilégie l'image (grandes photos emblématiques),
avec un support texte qui résume les trois grands axes de
l'échange de personnes Nord-Sud/Sud-Nord, le partage, le
partenariat et la durabilité, déclinés en trois
langues.
1. Partage
- Sharing - Compartilha
Le partage se construit au travers d'échanges entre les Eglises
en Suisse et les Eglises dans plus de quarante pays dans le monde.
Il crée un lien social et contribue à l'enrichissement
de chacune de ces communautés. Ce volontariat dynamique et
solidaire donne lieu à toutes sortes de réalisations
créatives, comme la production d'une comédie musicale,
échange Mexique/Suisse, ou encore la création d'une
chorale Suisse/Afrique du Sud.
Ces partages renforcent les liens dans le long terme entre les institutions
partenaires et les envoyés: par exemple au Liban, avec l'ACO
(l'Action Chrétienne en Orient), ou dans la mise en commun
des ressources humaines et financières via la Cevaa (Communauté
de 40 Eglises en mission), ou même dans le commerce équitable
comme TerrEspoir au Cameroun.
2. Partenariat
- Partnership - Parcetra
Le partenariat se concrétise dans les expériences
d'hommes et de femmes qui décident de mettre leurs compétences
professionnelles au service d'un pays du Sud. Des envoyéEs
qui s'engagent dans des domaines d'action tels que l'éducation,
la santé, le développement, le travail social, etc.
Ces formes de partenariat s'expriment aussi dans le court terme
(mandats de un à six mois). En 2001, à l'occasion
de l'année du Volontariat, ces partenariats prennent toutefois
un relief particulier, c'est-à-dire plus de projets, plus
d'envoyés et plus de partenaires: en République démocratique
du Congo (enseignement et animation dans les écoles), à
Madagascar (santé, puériculture et éducation),
au Mexique (théologie, santé et travail avec les enfants)
et à Cuba (symposium intercontinental de théologie).
3. Durabilité
- Durability - Preservação
Durabilité, mieux qu'en français, preservação
en portugais - langue parlée par une grande partie des partenaires
du DM, notamment en Afrique lusophone (Angola et Mozambique) - illustre
bien l'option choisie: "préserver" le développement
durable, là où vivent les partenaires et le envoyéEs
de "longue durée".
Lors de catastrophes nécessitant une aide d'urgence, le DM
s'engage aussi pour un "après", en tissant des
liens durables et des relations solidaires, il plaide pour plus
de justice et de paix entre le Nord et le Sud.
Magali
Prod'hom
Rédactrice responsable du magazine Terre nouvelle, elle a
créé le concept
et réalisé le stand du DM.
- Médecins
sans frontières: "Crises alimentaires et interventions
d'urgence: un centre nutritionnel au sein du Village alternatif".
Reconstituer
un centre nutritionnel pour sensibiliser nos sociétés
aux crises alimentaires, à leurs causes et conséquences
et aux moyens d'action mis en place par les organismes humanitaires,
tel est le but de cette exposition interactive, animée par
d'anciens expatriés de Médecins
Sans Frontières.
1984: des images
d'enfants squelettiques, au ventre gonflé, véhiculées
par les médias, révèlent au monde entier la
famine qui sévit alors en Ethiopie, faisant des milliers
de victimes. Depuis, le Sud Soudan, le Bangladesh, et bien d'autres
pays ont passé par ce stade. La malnutrition est toujours
et encore une triste réalité pour de nombreux pays.
A des causes structurelles et économiques telles qu'un accès
limité à la terre, une faible diversification des
cultures, le manque d'investissement rural, qui maintiennent les
populations dans un état de malnutrition chronique, viennent
souvent s'ajouter des catastrophes naturelles et humaines (conflits,
déplacements de populations, tremblements de terre, inondations,
)
qui très souvent mènent à une forte augmentation
de la morbidité et de la mortalité. On parle alors
de crises alimentaires graves, contextes dans lesquels les organismes
humanitaires se doivent d'intervenir.
Les ateliers
menés sous une tente équipée en centre nutritionnel,
illustrent de manière concrète la prise en charge
des populations: l'enregistrement, l'examen médical, la distribution
de rations alimentaires, conformément à l'action menée
sur le terrain. Ils donnent des clefs pour mieux comprendre les
problèmes très complexes de malnutrition.
- E-Changer:
"Pygmées: d'un regard à l'autre"
Démarche
Après avoir travaillé durant trois ans et demi au
sein d'un programme d'appui à une population marginalisée
pygmée pour l'organisme suisse E-Changer
en République Centrafricaine, il nous est apparu important
de partager cette expérience forte, de réaliser une
démarche réflexive, d'information et de sensibilisation.
Une suite est ainsi donnée à l'engagement entrepris
au Sud révélant bien l'importance de l'échange,
des apports réciproques. Soulignons que la démarche
suivie s'est réalisée en accord avec la population
de Monasao. Les photographies, ainsi que les entretiens effectués
pour la réalisation de l'exposition l'ont été
dans un esprit de respect avec la participation des personnes concernées.
Les Pygmées
ont été, au cours des siècles, liés
à différentes réalités. Ils ont étés
assimilés à des animaux, des singes, des nains, des
peuples non africains, aux ancêtres de l'humanité,
à de pauvres sauvages, des primitifs, à un peuple
vivant en harmonie avec la nature... et aujourd'hui, qu'en est-il?
L'exposition présente a comme objectif de poser un regard
sur une réalité pygmée, réalité
qui ne saurait se réduire aux images habituellement reçues.
Ce regard nous est également retourné par les paroles
de la population pygmée et de leurs voisins, par leur manière
de vivre qui peut interpeller. Le but est ainsi de nous amener à
prendre de la distance avec notre propre réalité,
nos façons d'appréhender l'Autre.
Face au génocide
dont furent victimes les Juifs sous l'Allemagne nazie, nous avons
pu dire: "Nous ne savions pas!"
Mais face au génocide dont sont victimes les Tibétains
sous la Chine colonialiste, nous ne pouvons dire que nous ne savons
pas: les réfugiés racontent les campagnes de stérilisation,
la ségrégation et la torture. Et les médias
se font l'écho de leurs témoignages.
Beauté
du paysage, non-violence et "Dieu vivant": le Tibet est
ce paradis dont rêve l'Occidental. Un paradis qu'il n'a pas
envie de perdre. De "Ah! à J'aide!", il n'y a donc
qu'un pas. Notre exposition présente ces aides et réfléchit
sur leur bien-fondé.
Car la question, tragique, se pose: faut-il ou ne faut-il pas aider
les Tibétains?
Les Chinois, en effet, peuvent à tout instant détruire
ce qui a été construit, renvoyer bénévoles
et volontaires, garder pour eux le profit de ce qui a été
mis sur pied (dernier exemple en date: celui de cet architecte allemand
qui travaillait à la sauvegarde du patrimoine architectural
de Lhassa, expulsé sans autre forme de procès).
En outre, bénévoles et volontaires doivent collaborer
avec l'occupant, et sont surveillés dans leur propre pays:
un délégué de la Croix-Rouge photographié
par la presse occidentale avec le drapeau tibétain (acte
criminel aux yeux des Chinois) risque de mettre en péril
le projet de la Croix-Rouge au Tibet!
Or donc, faut-il ou ne faut-il pas aider les Tibétains? Quand
cette aide sous-entend collaboration et silence?
La réponse est oui, tant les Tibétains souffrent d'être
laissés à eux-mêmes, sans travail, sans éducation
et sans soins médicaux. Mais elle oblige au don véritable,
telle que l'entend un bouddhiste, au don sans contrôle. Cette
aide-là est une bouffée d'espoir qui permet aux Tibétains
de survivre. Mais c'est un acte de sauvetage aléatoire -
l'emplâtre sur la jambe de bois.
Les Tibétains subissent un génocide planifié.
Nous le savons. Nous ne devons pas laisser faire.
La vraie aide, c'est de tout mettre en uvre pour obtenir la
décolonisation du Tibet.
- GVOM:
"Souvenirs du présent"
Les volontaires
suisses qui s'investissent dans des projets solidaires avec les
populations marginalisées du Sud sont encore trop méconnus
dans leur propre pays. Le but de l'exposition est de faire découvrir
au public suisse, le plus large et le plus divers possible, la réalité
de ces personnes. Ils sont plus de 200 à partir ainsi chaque
année par solidarité travailler dans des projets de
coopération, que ce soit en Afrique, en Asie ou en Amérique
latine. La durée de leur engagement varie entre quelques
mois et plusieurs années.
L'exposition
est basée sur un photo-reportage effectué en 1999
au Nicaragua et au Salvador par le photographe Daniel Caselli. L'ONG
suisse romande GVOM
(Groupe Volontaires Outre-Mer) l'avait alors mandaté pour
pouvoir témoigner de la présence de volontaires suisses
dans un moment douloureux et difficile de l'histoire de ces pays
d'Amérique centrale.
Daniel Caselli
a visité quelques uns des nombreux volontaires engagés
dans des projets de reconstruction à cette époque.
Ils étaient en l'occurrence soutenus par trois organismes
suisses d'envoi de volontaires: GVOM,
Inter-agire, Interteam. Ces ONG entretiennent des liens de solidarité
avec le Nicaragua et le Salvador depuis de longues années
ce qui explique en partie leur présence dans les mois qui
suivirent le passage de l'ouragan Mitch dans la région.
Cette période
de "post-urgence" sortait de l'ordinaire. Le photographe,
lui-même ancien volontaire durant dix ans, parvient néanmoins
à révéler ce qui fait l'essence d'un engagement
volontaire: le travail au quotidien aux côtés de la
population locale; la mise à disposition de son temps, de
son énergie, de ses compétences; l'importance d'accompagner
les gens, d'être avec eux, sans pour autant se subsituer à
eux afin d'éviter toute dérive assistentialiste. La
présence attentive durant les moments difficiles comme dans
le cas de Mitch est d'autant plus importante que les gens sont déstablisés
et fragilisés.
Daniel Caselli
saisit l'essentiel avec beaucoup de tact et de sensibilité.
Sans jamais tomber dans le misérabilisme, les photos montrent
les populations dans leur environnement naturel et la précarité
de leurs conditions de vie. Ces personnes possèdent pourtant
de nombreuses ressources en elles; le volontaire peut et doit essayer
de les faire surgir. Ceci demande du temps, de la patience, de la
confiance
Ce n'est que dans ces conditions qu'une rencontre,
qu'un échange autre que mercantile pourra avoir lieu entre
le Sud et le Nord.
- Lettres
et Images: "Un matériel d'imprimerie à l'ancienne"
L'Association
Lettres et Images,
en collaboration avec l'Association
pour le Patrimoine industriel, présente cette années
des livres réalisés par des artistes dans nos ateliers.
Pour familiariser le public avec nos techniques d'impressions, nous
organisons des démonstrations et interventions d'artistes
sur un matériel d'imprimerie à l'ancienne.
Grâce
aux bénévoles de l'association, qui conservent et
développent ces pratiques et savoir-faire, le public pourra
découvrir notre travail et la passion qui nous anime.
Passion que nous mettons au service de la tradition de l'imprimerie
et des arts graphiques genevoise.
- La Porte
du Tibet: " Expositions sur le Tibet"
L'Association
La Porte du Tibet - Comité de Soutien au Peuple Tibétain
- Genève /
Geneva Tibet Support Group, présente une exposition sur
le thème du bénévolat au moyen de photos, de
vidéos et de panneaux informatifs sur les différentes
activités menées par La Porte du Tibet, les Amis du
Tibet et Peu-La. Ces trois associations travaillent toutes de manière
entièrement bénévole.
La Porte du Tibet informera le public sur ses activités politiques
et culturelles à travers quelques unes des manifestations
qu'elle a organisées ou auxquelles elle a participé:
la deuxième manifestation européenne à Genève
en 1997, qui commémorait le soulèvement de Lhassa
du 10 mars 1959, la grève de la faim de trois Tibétains
sur la Place des Nations en avril 1999, en collaboration avec le
TYC (Tibetan Youth Congress), la participation aux Fêtes de
Genève en 1999, en collaboration avec le Bureau du Tibet
à Genève (représentation officielle du gouvernement
Tibétain en exil), l'arrivée de la Marche Transalpine
pour la paix au Tibet en août 2000 devant l'ONU, l'organisation
de la manifestation contre la Nuit de l'amitié Suisse-Chine
en septembre 2000 et la participation au Nouvel An Tibétain
chaque année à Bernex.
Les Amis du
Tibet présenteront leur travail qui est essentiellement axé
sur le parrainage. Cette association contribue aussi à la
formation professionnelle d'étudiants tibétains, à
l'encouragement aux études par des dons de bourses, à
la construction de homes et de dispensaires, de logements et d'écoles.
L'association
Peu-La, au Tibet, se propose avant tout d'agir en amont, c'est-à-dire
de contribuer à préserver la culture tibétaine
dans son lieu d'origine. Elle compte actuellement un grand nombre
de parrains et de marraines. Des projets de construction d'écoles
dans des régions excentrées et très défavorisées
ont déjà été réalisés.
Pourquoi parle-t-on
si souvent de la lecture mais si peu de l'écriture? Il y
a des lieux tels que les libraires, bibliothèques, médiathèques...
pour la lecture, mais si peu d'endroits pour l'écriture.
Pourtant, c'est cette dernière qui a fait évoluer
la langue grâce à sa trace, son témoignage dans
l'histoire.
Objectifs de cet atelier: Redonner sa place à la calligraphie
dans le milieu scolaire.
La calligraphie, art méconnu de beaucoup d'entre nous, peut
jouer un rôle important dans notre rapport avec l'écriture.
Celle-ci ne doit pas être qu'un problème d'orthographe
et de grammaire, la calligraphie a sa place à tenir dans
cet apprentissage. Elle peut être un faire-valoir pour des
élèves ayant des difficultés dans ce domaine.
Des pays comme le Japon, la Chine, ou ceux du monde arabs ont su
garder cette importance, l'Occident, avec l'apparition de nouveaux
outils tel le stylo à bille n'a gardé à l'écriture
que son rôle fonctionnel créé par de petits
gestes machinaux qui alignent de façon ordonnée et
policée 28 caractères enchaînés les uns
aux autres.
Faire connaître
la valeur plastique de la calligraphie.
Calligraphie et dessin ont même origine; la connaissance des
divers systèmes d'écriture qui ont été
utilisés ou qui le sont encore à travers le monde
permet de prendre conscience de ce fait.
Cela permet également de voir que l'écriture n'est
pas figée; elle évolue, se transforme au gré
des lieux au gré des ans. La calligraphie est un art intermédiaire
entre écriture et peinture. La calligraphie arabe en particulier,
grâce à son répertoire de formes, à la
souplesse de ses lettres, aide les élèves à
s'initier à la peinture. La forme d'une lettre peut se transformer
en un signe pictural, il devient le dessin d'un objet, d'une figure
très simple. Il contient les traits essentiels, il est l'esquisse
d'autre chose.
Cette libération est là pour redonner le goût
d'écrire.
Chercher, créer,
inventer
Les outils de la calligraphie sont de véritables instruments.
Comme le violoniste tire des notes de son violon, le calligraphe
en tire des formes grâce aux mouvements qu'il effectue. Ces
outils peuvent exister, mais surtout être confectionnés.
Comme le saxophoniste taille sa anche, le calligraphe taille son
bambou. La nature sert de support à la calligraphie: plume,
bambou mais aussi tout ce qui peut laisser une trace.
Des problèmes
très actuels peuvent donc être abordés par le
biais de la calligraphie. Celle-ci peut, par son aspect original
vis-à-vis de l'éducation traditionnelle, aider les
élèves jusqu'alors réfractaires à l'école
ou en marge. Elle est, pour tout le monde une autre vision du monde
de l'écrit.
Vous avez dit
ficelle? Selle de ch'val, ch'val de course
et vous connaissez
la suite. L'esprit est à l'amusement toujours, au sérieux
souvent et au scientifique
parfois.
Nous proposons des expériences amusantes et instructives,
venez vous "amuser à réfléchir" comme
le faisait un certain journal (quiz baby-boomers).
Du ballon qui n'explose pas quand on le perce au moteur à
"réaction", nous ferons des petits tours de passe-passe
et science oblige nous chercherons ensemble une solution. Quel point
commun y a-t-il entre une catapulte et une montgolfière?
Comment fonctionne un sous-marin? En mettre un en bouteille, et
le faire manuvrer. Autant de trucs "bouts-de-ficelles"
faits de bric et de broc, avec des objets du quotidien, droit sortis
de la poubelle (en fait avant d'y être jetés) ou de
l'armoire de la cuisine.
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